Un incendie dans une maison bouleverse tout en quelques minutes. Le feu, les fumées, l’eau des pompiers et ensuite, le silence. Et des dizaines de questions auxquelles personne ne vous répond clairement.
Que faire dans les premières heures ? Comment déclarer le sinistre ? Que peut prendre en charge votre assurance habitation ? Faut-il accepter la première proposition d’indemnisation ?
Altaïs Expertises vous conseille sur les étapes à suivre pour protéger vos droits et préparer votre dossier.
Évacuer sans hésiter et fermer les portes
La priorité absolue, c’est votre sécurité. Évacuez immédiatement toutes les personnes présentes dans le logement sans chercher à récupérer des objets.
La fumée et les gaz produits par la combustion peuvent être mortels bien avant que les flammes n’atteignent une autre pièce.
En sortant, fermez les portes derrière vous sans les verrouiller. Ce geste ralentit la propagation du feu en limitant les apports d’air et peut réduire significativement l’étendue des dégâts.
Appeler les secours et couper les alimentations si possible
Appelez le 18 ou le 112 depuis n’importe quel téléphone. Si le feu est encore très localisé et que vous êtes hors de danger, coupez le gaz et l’électricité au tableau général, uniquement si les installations ne sont pas encore atteintes par le feu ou l’eau.

N’intervenez pas sur les flammes avec les moyens du bord. Un extincteur domestique n’est adapté qu’aux tout débuts d’incendie et sur un foyer très limité. Dès que le feu a pris de l’ampleur, l’évacuation est la seule bonne réponse.


Une fois les pompiers partis et les lieux accessibles, le premier réflexe est de vouloir nettoyer, trier et évacuer les débris. C’est précisément ce qu’il ne faut pas faire.
Photographier systématiquement les dégâts
Avant tout déblaiement, photographiez chaque pièce et chaque zone touchée par le feu, la fumée, les suies et l’eau d’extinction. Murs, plafonds, sols, appareils, installations électriques, mobilier : documentez tout, même ce qui vous semble mineur.
Ces photos sont la base de votre dossier sinistre. Sans elles, certains dommages seront impossibles à prouver après nettoyage, notamment les traces de fumée sur les murs.
Ne rien déplacer ni jeter avant le passage de l’expert
Les objets abîmés, même s’ils sont irrécupérables, doivent rester en place jusqu’à l’expertise. Les effets de la chaleur, des fumées et des gaz corrosifs ne sont pas toujours visibles à l’œil nu : des appareils ou des éléments de structure qui paraissent intacts peuvent être fragilisés de façon irréversible.
L’expert de l’assurance a besoin de voir la situation telle qu’elle était au moment du sinistre pour évaluer correctement l’ensemble des dommages.
Relever les références des biens détruits
Numéros de série, marques, modèles, dates d’achat approximatives : notez ou photographiez tout ce qui peut aider à reconstituer la valeur des biens détruits dans l’incendie. Les factures retrouvées dans vos emails ou vos relevés bancaires peuvent également servir de justificatifs.
Votre contrat d’assurance habitation vous impose de déclarer votre sinistre incendie dans les cinq jours ouvrés suivant sa découverte. Ce délai est fixé par le Code des assurances.
La déclaration peut être faite par téléphone dans un premier temps, mais elle doit être confirmée par écrit et lettre recommandée avec accusé de réception ou sur l’espace client en ligne de votre compagnie d’assurance. Conservez une trace écrite de chacun de vos échanges.
Indiquez la date et l’heure de l’incendie, la cause supposée si elle est connue, une description des lieux touchés et une liste préliminaire des dommages constatés. Pas besoin d’être exhaustif à ce stade, vous pourrez compléter par écrit.
Mentionnez également si des personnes ont été blessées ou si des tiers sont concernés (voisins, copropriété…).
Si votre logement est inhabitable suite à l’incendie, votre contrat d’assurance habitation prévoit généralement une prise en charge du relogement d’urgence. Signalez-le explicitement à votre assureur lorsque vous faites la déclaration.
Des mesures de sécurisation du bâtiment : bâchage, condamnation des accès, mise hors d’eau, peuvent aussi être nécessaires pour éviter que les dégâts ne s’aggravent. Ces interventions doivent être validées avec votre assureur avant d’être engagées, sauf en cas de péril immédiat.


Dans les jours ou semaines suivant votre déclaration, votre compagnie d’assurance mandate un expert incendie pour évaluer les dommages. Il visite les lieux, analyse les dégâts et rédige un rapport sur lequel reposera la proposition d’indemnisation.
Ce professionnel travaille dans le cadre d’un mandat défini par la compagnie. Son analyse porte sur ce que prévoit votre contrat et pas nécessairement sur l’ensemble de ce que vous avez subi.
Les sinistres incendie sont parmi les plus complexes à évaluer. Les dégâts directs, c’est-à-dire ce qui a brûlé, sont généralement bien identifiés. Les effets indirects, eux, le sont moins :
Sur ces points, l’écart entre la première proposition d’indemnisation et ce à quoi vous avez réellement droit peut être important.
Votre droit à un regard indépendant
À n’importe quel moment du sinistre, vous pouvez faire appel à un expert d’assuré indépendant. Son rôle est de vérifier que l’ensemble des dommages a été correctement identifié, que les garanties de votre contrat sont bien activées et que le montant proposé reflète la réalité de votre préjudice.
Il ne faut pas y voir une procédure de litige car dans la grande majorité des cas, cette démarche reste amiable et contradictoire et les deux experts échangent leurs analyses sans passer devant un tribunal.
Un sinistre incendie engage des montants souvent importants et des décisions qui conditionnent la remise en état de votre habitation pour les années à venir. Vous n’êtes pas obligé de traverser ça seul.

Votre maison a été touchée par un incendie ? Contactez un expert Altaïs Expertises pour une analyse indépendante de votre situation.